Les professeurs de Jérémie réclament leurs arriérés de salaire

Les professeurs de Jérémie réclament leurs arriérés de salaire

Radio Orbite

Certains professeurs ont marché à travers les rues de la ville de Jérémie réclamant aux responsables du ministère de l’Éducation nationale 5 ans d’arriéré de salaire. Ils menacent de perturber l’organisation des examens de fin d’année en s’installant dans les locaux du dit ministère avec leurs lits et leurs batteries de cuisine.
Vendredi 25 mai, regroupé autour de l’Association des Enseignants Réformistes de la Grand ‘Anse (AREGA), une association qui se donne pour objectif de porter les revendications des professeurs qui sont en situation irrégulière dans le système éducatif haïtien dans la Grand ‘anse, certains enseignants ont marché dans les rues de la ville de Jérémie. Ils ont marché dans le but de réclamer leurs arriérés de salaire. Selon eux, l’Etat haïtien, à travers l’Éducation Nationale, leur doit 5 ans d’arriéré. Ils affirment qu’ils travaillent depuis 5 ans dans le système et depuis ils n’ont rien reçu de l’Etat en contrepartie du service rendu. Ils ont fait savoir que le 4 mai dernier, venant à la direction départementale pour faire passer leurs revendications, certains d’entre eux ont été victimes de la brutalité policière. A ce propos, ils accusent le délégué départemental, Lens Schiller Torchon, d’être l’auteur intellectuel de ce forfait, car, selon eux, c’est lui qui aurait donné des ordres aux policiers. Ainsi, réclament-ils justice et demandent à ce que les professeurs soient respectés. Le professeur Osnel Michel, leur porte-parole, s’exprimait en ces termes : “Un professeur, c’est une personne qui est placée pour fournir une éducation de qualité, c’est quelqu’un qui est formé et c’est quelqu’un qui doit être respecté.”
D’une part, avant d’avancer leurs griefs contre le ministère, ils commencent par féliciter le directeur départemental, Monsieur Jean Ernsau Dauphin, pour son travail à la tête du ministère. Cependant ils affirment que cela ne suffit pas si le directeur ne fait pas en sorte qu’ils puissent toucher leurs arriérés, en conséquence son travail ne sera pas valable. 
“Un professeur, c’est une personne qui est placée pour fournir une éducation de qualité, c’est quelqu’un qui est formé et c’est quelqu’un qui doit être respecté. Donc, l’organisation des examens officiels sera perturbée. Ils affirment que si les élèves ne pourraient pas subir ces examens ce n’est pas parce que les professeurs sont méchants, ils ne le sont pas et ils ne le seront jamais pour citer Me Osnel Michel. Ils demandent à ce que le directeur départemental fasse flèche de tout bois pour rencontrer ses supérieurs hiérarchiques afin d’adresser cette question avec eux pour pouvoir trouver une solution à ce problème qui a trop perduré. Selon eux, ils vivent une situation difficile, inexplicable, et même tristissime. Ils ne peuvent payer leurs loyers et répondre aux besoins de leurs familles. 
D’après eux, le ministère les considère comme des bêtes. Ils ont fait savoir que, quelque soit l’éducation reçu, un homme a en lui un porc qui sommeille, et eux aussi, ils ont en eux des porcs qui sommeillent, donc, ils vont réveiller ces porcs afin de faire quelque chose qui ne va pas plaire ni au directeur départemental ni au délégué et à ce moment-là, ils ne vont pas dire que les professeurs sont méchants. 
Ils font savoir que les professeurs dans le Nord qui vivent la même situation qu’eux dans le système éducatif vont recevoir leurs chèques, grâce aux démarches de leurs représentants au parlement. Pourtant, dans le département de la Grand ‘Anse aucun sénateur, aucun député n’a adressé ces déboires au gouvernement afin de les aider à trouver les siennes. Alors que ces derniers leur avaient promis leur assistance en campagne. Donc, si rien n’est fait, dans une semaine, ils viendront s’installer au bureau du ministère de l’éducation de la Grand ‘Anse jusqu’à ce qu’ils touchent leurs arriérés.
Une situation alarmante dans tout le pays où les professeurs manifestent contre les responsables du Ministère de l’Éducation et de la Formation Professionnelle réclamant des arriérés de salaire et une autre condition de vie pour les enseignants et paralysent ainsi le système éducatif. Mais l’ouvrier qui travaille mérite bien son salaire. Mais l’ouvrier qui travaille mérite bien son salaire.
Mackenzy Pierre/e-mail : [email protected]

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